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Situé dans le sud ouest de Madagascar, dans la Province Autonome de Toliara, Région du Menabe, la zone d’intervention de FANAMBY couvre une superficie d’environ 235.000 Ha, dont 125.000 Ha de forêt dense sèche, de mangroves et de zones humides. 4 communes rurales sont concernées directement par les actions. L’accès au site se fait à partir de Morondava à environ 1h de voiture 4x4.
Caractéristiques démographiques
Le Royaume Sakalava du Menabe constituait du temps de la Monarchie, l’un des plus grands Royaumes de Madagascar. Elle est essentiellement peuplée par des Sakalava (un des principaux dix huit tribus de Madagascar). L’on y pratiquait un système pastoral extensif, avec une agriculture de complément reposant sur l’essartage par brûlis « forestiers ». D’autres groupes ethniques de l’île, notamment les Antandroy du sud et les Antaisaka du sud est de Madagascar, sont venus petit à petit apporter un mélange dans le paysage avec un développement de l’agriculture sur brûlis et la colonisation des quelques bas fonds pour la riziculture.
Domaine Biogéographique de l’Ouest Malgache
Soumis à un climat semi-désertique - moins de 800 mm de pluies par an - et une longue saison sèche de 7 à 8 mois sur 12.
Zone dominée par la Forêt Dense Sèche caducifoliée formant un Couloir forestier relativement important et un peuplement de Mangroves occupant une surface assez considérable entre les embouchures.
 Zone prioritaire pour la conservation de la biodiversité à Madagascar
Le site du Menabe Central constitue un milieu écologique unique vu l’importante biodiversité et le fort taux d’endémisme régional que l’on y retrouve telles que le Rat sauteur géant (Hypogeomus antimena), la Tortue plate (Pyxis planicauda), le Mongouste (Mangotictis decemlineata decemlineata) et le plus petit Lemurien du monde (Microcebus berthae).
Forêts soumises à de fortes pressions anthropiques
Dues à la dépendance forte de la population aux produits forestiers et à l’insuffisance des contrôles / surveillances de l’exploitation des forêts,
l’avancée de la déforestation par la pratique de l’agriculture sur brûlis, accentuée par l’accroissement démographique, a entraîné la disparition annuelle de centaines d’hectares de forêts de la zone. En outre, les coupes illicites et les braconnages se pratiquent à grande échelle et constituent des menaces considérables pour la biodiversité de la région.
Principaux objectifs
Conserver le complexe forestier présentant des zones à haute potentialité en biodiversité mais qui n’a pas encore de statut de protection légale, appuyer le processus de responsabilisation des communautés, des institutions et autorités locales et régionales dans la gestion durable des ressources naturelles.
Approche globale
Intégration de la planification de la gestion des ressources naturelles dans les planifications du développement socio-économique de la région notamment dans :
- l’élaboration des plans d’aménagement et de gestion de la future Aire Protégée,
l’octroi d’un statut intermédiaire pour assurer une protection légale avant la sortie du statut officiel,
- l’appui à l’implication des structures communautaires dans les filières de produits porteurs de la région en partenariat avec les opérateurs privés sur place (...) et d'ailleurs,
- la mise en place d’un mécanisme de financement pérenne pour assurer la gestion à terme du site.
Le partenariat dans la mise en œuvre La réussite de la préservation de ce complexe forêts – zones humides et le développement régional durable étant le défi à relever, les actions sont mises en œuvre avec différents partenaires dont le Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts et ses structures déconcentrées, Conservation International, la Commission Environnement – Foresterie et Biodiversité du Comité Régional de Développement du Menabe, les opérateurs privés, les projets/programmes sectoriels nationaux et surtout les Autorités régionales et communales et les populations locales.

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